Mis en avant

Les TCC c’est quoi ?

LES THERAPIES COGNITIVES COMPORTEMENTALES ET EMOTIONNELLES (ou TCCE):

TCC c’est quoi ? 

Basées sur les théories de l’apprentissage, les Thérapies cognitives et comportementales se proposent de vous accompagner dans l’apprentissage de comportements et de manière d’être plus adaptées et plus épanouissantes.

Si l’histoire du sujet est importante pour la thérapie c’est qu’elle permet de comprendre quelles auront été les expériences, les vécus, les leçons apprises et les modèles suivis par la personne mais l’exploration du passé n’est pas le centre de la thérapie.  Notre objectif est d’envisager clairement le fonctionnement actuel du problème pour la personne, ce qui la gêne aujourd’hui. Quelles que soient les raisons à l’origine d’un trouble, de par le fait qu’elles appartiennent au passé, on ne peut pourra pas modifier les évènements, changer ce qui s’est passé. Par contre, aujourd’hui, on peut ouvrir des portes au changement, choisir de vivre libéré du poids de ce passé, choisir de construire son avenir, choisir de changer et d’apprendre à agir et à réagir différemment. Ce n’est pas facile, biensûr, mais cela s’apprend ! Et c’est souvent très stimulant !

 Les TCC des Thérapies courtes ?

Plutôt oui. C’est en effet une prise en charge psychologique à durée déterminée. Un nombre de séance est fixé en début de suivi selon les objectifs visés. Pour améliorer un vécu, surmonter une anxiété, mieux gérer ses émotions, faire un travail sur soi, 10 ou 12 séances peuvent suffire. Pour travailler sur l’amélioration d’un trouble psychiatrique (dépression, trouble anxieux, trouble de l’attention, trouble de personnalité) la durée peut être rallongée. Selon l’évaluation de votre trouble et l’objectif de la prise en charge, de 10 à 20 séances peuvent être nécessaires, mais ne vous en faites pas, votre thérapeute est là pour vous guider et vous conseiller sur le nombre de séances nécessaires. Le rythme du plan de traitement dépendra aussi de votre implication et de votre motivation. C’est un travail d’équipe.

A quel âge ? Les TCC peuvent aider les patients de tous âges, mais pour les plus jeunes, le travail sera essentiellement comportemental et en grande partie fait en étroite collaboration avec les parents. Pour les plus âgés, le travail devra aussi être adapté selon les capacités, mais il n’y a pas d’âge pour le changement.

Thérapies Cognitives ? Oulala il va falloir réfléchir ?

Pas vraiment, mais il va falloir être attentif à soi,  il va falloir porter son attention sur notre façon de penser au quotidien, prendre le temps de repérer les automatismes inadaptés qui nous mènent la vie dure depuis parfois des années, et cela demande une certaine attention, c’est vrai. Les TCC sont là pour adapter des outils et des démarches de soin à votre problématique, mais l’expert de votre esprit, c’est vous, le thérapeute aura donc besoin de vos exemples précis et de vos pensées pour mieux comprendre comment vous aider.

Thérapies Comportementale, je vais devoir faire des choses ? Oui, il va falloir faire des exercices en séance puis à la maison pour inscrire les changements au quotidien de façon à ce que votre éventail de comportements s’enrichisse et s’adapte à votre vie. Comme pour une langue étrangère où il faut apprendre à faire des phrases et appliquer une nouvelle grammaire, le travail en TCC est l’apprentissage d’une nouvelle façon de fonctionner. Comme pour une nouvelle langue, il est rare que le travail en séance d’une heure par semaine vous permettre d’être bilingue, il sera important de parler la langue en dehors de la classe ! En TCC aussi, ce qui va vous permettre d’avancer sera de travailler en dehors du cabinet sous la guidance du thérapeute, à un rythme convenu et en respectant les consignes scrupuleusement.

Les TCC ok, mais les Emotions dans tout ça ? Le travail émotionnel est un incontournable des prise en charges. Quelles que soient les problématiques, la reconnaissance et la gestion des émotions sont au cœur de nos expériences, il faudra donc prendre le temps d’apprivoiser cet aspect de notre vie intérieure.

On dit souvent que les TCC sont la nouvelle thérapie miracle ? Attention, il n’y a pas de recette magique,  mais disons plutôt qu’il y a une bonne recette scientifique ! En TCC le thérapeute et le patients collabore pour faire des expériences. Dès le début, la collaboration avec votre thérapeute devra vous permettre d’évaluer le problème et son fonctionnement pour vous, dans des situations qui vous parlent. Ensuite, il faudra élaborer conjointement un plan d’action, pour un objectif prioritaire. Une fois le travail mené à son terme pour cet objectif précis vous aurez certainement quelques clés pour travailler sur d’autres thématiques et voir à reposer un objectif pour une nouvelle prise en charge. Mais l’essentiel est de ne pas se disperser et d’évaluer les éléments qu’on a travaillé. En effet, les TCC ont été reconnus comme thérapies à recommander dans la prise en charge de la majorité des troubles psychologiques par un rapport de l’INSERM, il a donc été prouvé que la méthode marchait dans la majeure partie des cas mais tout le monde n’est pas obligé d’apprécier le travail en TCC ou de vouloir se lancer dans une thérapie de ce type. Faites confiance à votre psychologue pour vous orienter vers un confrère si lui même ne peut vous aider sur certaines problématiques.

En groupe ? En couple ? En famille ? Les TCC permettent de travailler à tous ces niveaux. Le travail s’adaptant aux personnes et aux situations, il est souvent proposé la participation à des groupes sur des thématiques de gestion du stress, d’affirmation de soi, d’estime de soi, de gestion émotionnelle etc. Les groupes sont un excellent support de travail et permettent d’encourager la motivation par la possibilité d’échanges d’expériences avec d’autres personnes rencontrant les mêmes difficultés. Les ateliers s’organisent généralement sur 2 ou 3 heures et peuvent permettre de cibler les choses. En couple ou en famille, les entretiens sont un peu plus longs que les 45 min – 60 min habituelles car le temps de parole nécessaire est plus important. Généralement, pour une séance enfant-parent ou couple, comptez 1h à 1h30.

Sylvia MARTIN

Psychologue Clinicienne spécialisée en

Thérapies Cognitivo-Comportementales et Emotionnelles.

Pour plus de renseignements, sur Rdv au 1 Rue Corconne, 30000 Nîmes. email: psycho.tcce@gmail.com. tel: 06 88 47 88 85

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As it is. Prenez soin de vous.

Qu’est-ce que la distanciation sociale ?
La distanciation sociale est un moyen d’empêcher les individus d’interagir assez étroitement ou fréquemment pour éviter la propagation d’une maladie infectieuse. Les écoles et autres lieux de rassemblement tels que les cinémas peuvent fermer, les événements sportifs et les cérémonies religieuses peuvent être annulés.


Qu’est-ce que la quarantaine ?
La quarantaine isole et restreint le mouvement des individus qui ont été exposés à une maladie contagieuse pour voir s’ils tombent malades. Elle dure le temps nécessaire pour s’assurer que l’individu n’ait pas contracté de maladie infectieuse. On parle de «quarantaine » de façon générique même si la durée dépend de la maladie. Pour le COVD-19 la quarantaine dure 14 jours.


Qu’est-ce que l’isolement ?
L’isolement empêche la propagation d’une maladie infectieuse en séparant les individus malades de ceux qui ne le sont pas. Il dure aussi longtemps que la maladie est contagieuse.
Attention cette fiche ne traite pas de la situation de confinement de la population générale.
En cas d’épidémie de maladie infectieuse, les responsables locaux et nationaux peuvent prendre des mesures pour limiter et contrôler la propagation de la maladie. Cette fiche de conseils fournit
des informations sur la distanciation sociale, la quarantaine et l’isolement.



À quoi s’attendre : Réactions fréquentes
Tout le monde réagit différemment aux situations stressantes comme une épidémie nécessitant une distanciation sociale, une quarantaine ou un isolement. Ce que vous pouvez ressentir :
• De l’anxiété, de l’inquiétude ou de la peur liées à:
• Votre propre état de santé,
• L’état de santé des autres personnes que vous pourriez avoir exposés à la maladie,
• La rancœur que vos amis et votre famille pourraient ressentir s’ils devaient être en quarantaine à la suite de contacts avec vous,
• La nécessité de devoir vous surveiller, ou d’être surveillé par d’autres, pour détecter ou suivre l’évolution des signes et symptômes de la maladie

• L’éloignement du milieu professionnel, la perte potentielle de revenu et de sécurité de l’emploi,
• Les défis que représentent l’approvisionnement en produits dont vous avez besoin, comme les denrées alimentaires et les produits de soins.
• L’inquiétude sur votre capacité à pouvoir vous occuper efficacement vos enfants ou les autres personnes à votre charge.
• L’incertitude ou la frustration quand au temps durant lequel vous serez dans cette situation ou l’incertitude liée à votre avenir.
• La solitude associée au sentiment d’être coupé du monde et de vos proches.
• La colère si vous pensez que vous avez été exposés à la maladie en raison de la négligence des autres.
• L’ennui et frustration de ne pas être en mesure de travailler ou de réaliser vos activités du quotidien.
• Une incertitude ou une ambivalence quant à cette situation.
• Une envie de consommer de l’alcool ou des drogues pour faire face.
• Des symptômes de dépression, tels qu’un sentiment de désespoir, une modification de votre appétit, une diminution ou une augmentation de votre temps de sommeil,
• Des symptômes d’un état de stress post-traumatique (ESPT), comme des souvenirs angoissants envahissants, des flashbacks (revivre l’événement), des cauchemars, des changements d’humeur, et le fait d’être facilement surpris.
Si vous ou l’un de vos proches ressentez l’une de ces réactions pendant plus de 2 à 4 semaines, contactez un professionnel de santé, médecin généraliste ou psychiatre.

COMPRENDRE LE RISQUE
Prenez conscience du risque réel pour vous ou ceux qui vous entourent. La couverture médiatique qui peut distordre (sous-estimer ou sur-estimer) le risque d’infection et/ou ses conséquences pour soi ou pour les autres. La perception du risque dans des situations telle qu’une épidémie de maladie infectieuse est souvent erronée.


Prenez des mesures pour obtenir les informations fiables :
• Restez informés sur ce qu’il se passe, tout en limitant votre exposition aux médias. Évitez de regarder ou d’écouter les informations 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, car cela a tendance à augmenter l’anxiété et l’inquiétude. N’oubliez pas que les enfants sont particulièrement affectés par ce qu’ils entendent et voient à la télévision.

• Consultez des sources d’information fiables sur l’épidémie et la maladie: vous pouvez contacter le numéro vert national au 0800 130 000 (appel gratuit, 7j/7, 24h/24)


SOYEZ VOTRE PROPRE ALLIÉ
Parler de vos besoins est particulièrement important si vous êtes en quarantaine, surtout si vous êtes dans un lieu où vos besoins fondamentaux ne sont pas assurés. Assurez-vous d’avoir ce dont
vous avez besoin pour vous sentir protégé et en sécurité.
• Mettez-vous en lien avec les autorités sanitaires locales, régionales ou nationales pour savoir comment vous pouvez faire en sorte que les denrées alimentaires et les produits de
soins soient livrés à votre domicile selon les besoins.
• Informez les professionnels de santé ou les autorités sanitaires de tous les traitement qui vous sont nécessaires et travaillez avec eux pour vous assurer de continuer à recevoir ces traitements.


INFORMEZ-VOUS
Les professionnels de santé et les autorités sanitaires vous fourniront des informations sur la maladie, son diagnostic et son traitement.
• N’ayez pas peur de poser des questions, une communication claire avec un professionnels de santé peut aider à réduire toute détresse associée à la distanciation sociale, à la mise en
quarantaine ou à l’isolement
• Demandez des informations écrites lorsqu’elles sont disponibles.
• Demandez à un membre de la famille ou à un ami de les obtenir dans le cas où vous ne seriez pas en mesure de vous procurer ces informations par vous-même.


RESTEZ EN CONTACT AVEC D’AUTRES PERSONNES
Restez en contact avec les personnes en qui vous avez confiance est l’un des meilleurs moyens de réduire l’anxiété, la dépression, la solitude et l’ennui pendant la distanciation sociale, la quarantaine et l’isolement. Vous pouvez :
• Utiliser le téléphone, les courriels, les SMS pour vous connecter avec vos amis, votre famille et d’autres personnes.
• Parler en visioconférence (avec la caméra) avec vos amis et vos proches en utilisant Skype, WhatsApp ou FaceTime.
• Si cela est autorisé par les autorités sanitaires et vos fournisseurs de soins de santé, demandez à vos amis et à vos proches de vous apporter des journaux, des films et des livres.
• Utilisez internet, la radio et la télévision pour suivre les événements locaux, nationaux et mondiaux sur des temps courts et une à deux fois par jour.


PARLEZ À VOTRE MÉDECIN
Si vous êtes dans un établissement médical, vous pouvez avoir accès à des professionnels de santé qui peuvent répondre à vos questions.
Cependant, si vous êtes mis en quarantaine à la maison et que vous vous inquiétez des symptômes physiques que vous ou vos proches pourriez ressentir, appelez le numéro vert : 0 800 130 000
Si vous avez une maladie chronique (santé mentale ou physique) qui nécessite un suivi régulier, demandez à votre médecin s’il serait possible de planifier des rendez-vous à distance via Skype, WhatsApp ou FaceTime.


UTILISER DES MOYENS PRATIQUES POUR FAIRE FACE
ET VOUS DÉTENDRE

• Détendez votre corps souvent en faisant des choses qui fonctionnent pour vous : respirez profondément, étirez-vous, méditez ou faites des activités que vous aimez.
• Trouvez un rythme pour les activités stressantes : faites quelque chose qui vous plaît après avoir accompli une tâche difficile.
• Parlez de vos expériences et de vos sentiments à vos proches et amis, si cela vous réconforte.
• Entretenez les sentiments positifs, comme l’espoir, vous pouvez par exemple tenir un journal où vous écrivez des choses qui vous font du bien.

APRÈS LA DISTANCIATION SOCIALE, LA QUARANTAINE
OU L’ISOLEMENT

Vous pouvez ressentir des émotions mitigées, y compris un sentiment de soulagement. Si vous avez été isolés parce que vous avez eu la maladie, vous pouvez ressentir de la tristesse ou de la
colère parce que vos amis et vos proches peuvent avoir des craintes infondées de contracter la maladie à votre contact, même si vous avez été déclaré comme non contagieux.
La meilleure façon de mettre fin à cette peur commune est de se renseigner sur la maladie et le risque réel pour les autres. Le partage de ces informations apaisera souvent les craintes des
autres et vous permettra reprendre contact sereinement avec eux.
Si vous ou vos proches ressentez des symptômes de stress extrême, tels que des troubles du sommeil, une baisse ou une augmentation de l’appétit, une incapacité à effectuer des activités
quotidiennes de routine, ou des consommations de drogues ou d’alcool pour faire face, parlez-en à un professionnel de santé, notamment un médecin psychiatre ou un psychologue.
Si vous vous sentez submergés par des émotions comme la tristesse, la dépression, l’anxiété et que vous craignez de vous faire du mal ou de blesser quelqu’un d’autre, appelez vos urgences
locales ou le 15.
https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus
https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et- traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/
infection-a-coronavirus/articles/infection-au-nouveau-coronavirus-sars-cov-2-covid-19-france-etmonde
https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019
Fiche traduite par Dr Laetitia Jamet (psychiatre), relue par Dr Astrid Chevance (psychiatre, doctorante en épidémiologie)
et Dr Fabien Vinckier (MCU de psychiatrie, Paris-Université)